Geneviève Baradelle, psychopraticienne Gestalt à Villeurbanne
06 87 53 15 95

Comment la Gestalt aide à accueillir l’émotion sans s’y perdre ?


Quand la colère déborde

Un mot de trop. Un regard. Une porte qui claque. Et soudain, c’est là.

La colère monte — brûlante, violente, impossible à contenir. Elle envahit tout. Les mains tremblent, la voix déraille, les mots sortent plus vite que la pensée. Ou alors elle reste coincée, rentrée, et c’est le corps qui encaisse : mâchoire serrée, ventre noué, tension sourde qui ne redescend pas.

Après, il y a la honte. Les regrets. La fatigue. Et cette question qui revient : pourquoi je suis comme ça ?

Si vous vous reconnaissez, cet article est pour vous.

La colère n’est pas un défaut

On vous l’a sans doute répété : calme-toi. Contrôle-toi. C’est disproportionné. Tu réagis trop.

Alors vous avez essayé. Vous avez ravalé. Serré les dents. Pris sur vous. Jusqu’au jour où ça explose — et où l’on vous reproche d’avoir explosé.

Ce cercle-là est épuisant. Et surtout, il repose sur un malentendu : l’idée que la colère serait un problème à éliminer. Un défaut de fabrication. Une émotion honteuse qu’il faudrait apprendre à faire taire.

Mais la colère n’est pas un défaut. C’est un signal.

Elle dit : quelque chose ne va pas. Une limite a été franchie. Un besoin n’a pas été entendu. Quelque chose en vous demande à être respecté — et ne l’est pas.

Le problème, ce n’est pas la colère. C’est qu’on ne vous a jamais appris à l’écouter.

Ce qui se passe quand on n’écoute pas

Quand la colère n’a pas de place, elle ne disparaît pas. Elle se transforme.

Parfois, elle se retourne contre vous : culpabilité, dévalorisation, épuisement, dépression. Vous devenez votre propre cible.

Parfois, elle s’accumule — et finit par exploser de manière disproportionnée, sur des gens qui n’ont rien fait, pour des raisons qui vous échappent.

Parfois, elle se fige dans le corps : tensions chroniques, douleurs, somatisations.

Dans tous les cas, elle continue d’agir — mais en souterrain, hors de votre contrôle.

L’approche Gestalt : accueillir plutôt que contrôler

La Gestalt-thérapie propose autre chose.

Non pas « gérer » la colère, la dompter, la canaliser comme on maîtrise un animal dangereux. Mais l’accueillir. L’écouter. Lui faire de la place — pour comprendre ce qu’elle cherche à dire.

En Gestalt, on ne s’intéresse pas d’abord au « pourquoi ». On ne fouille pas le passé pour trouver l’origine du problème. On part de ce qui est là, maintenant.

  • Comment cette colère se manifeste-t-elle dans votre corps ?
  • Où la sentez-vous ?
  • Que se passe-t-il juste avant qu’elle n’explose ?
  • Que protège-t-elle ?
  • De quoi auriez-vous besoin, là, maintenant ?

Ces questions ne cherchent pas à expliquer. Elles cherchent à ouvrir un espace — pour que l’émotion puisse enfin respirer.

La colère comme "mouvement vers"

En Gestalt, on dit que l’émotion est un « mouvement vers ». Elle n’est pas un état figé. Elle est une énergie qui va quelque part — vers un besoin, vers un désir, vers quelque chose qui cherche à advenir.

La colère, c’est souvent un mouvement vers la limite. Vers le « non » qu’on n’a pas pu dire. Vers le respect qu’on n’a pas obtenu. Vers la place qu’on ne nous a pas laissée.

Quand on l’empêche de s’exprimer, elle se fige. Elle tourne en rond. Elle devient explosive ou implosive — mais elle perd son sens.

Le travail thérapeutique, c’est de lui redonner sa direction. De retrouver ce qu’elle cherche à atteindre. Et de trouver des moyens de l’exprimer qui ne vous détruisent pas — ni vous, ni les autres.

Ce qui se passe en séance de Gestalt-thérapie

En séance de Gestalt-thérapie, la colère a le droit d’exister.

Elle peut monter. Elle peut s’exprimer — par les mots, par le corps, par le souffle. Elle n’est ni jugée, ni réprimée, ni analysée de l’extérieur.

Le thérapeute n’a pas peur de votre colère. Il ne vous demande pas de vous calmer. Il ne recule pas.

Il reste là. Présent. Solide. Et il vous aide à traverser — plutôt qu’à contourner.

Parfois, on découvre que sous la colère, il y a de la peur. De la tristesse. De la honte. Un besoin d’être vu, reconnu, respecté. Quelque chose de vulnérable que la colère protégeait — à sa manière.

Et c’est là que quelque chose peut bouger.

Ce que la Gestalt-thérapie peut vous apporter

Travailler sa colère en Gestalt-thérapie, ce n’est pas apprendre à ne plus la ressentir.

  • C’est apprendre à la sentir venir — et à choisir ce que vous en faites.
  • C’est retrouver du mouvement là où tout était figé.
  • C’est poser des limites sans exploser.
  • C’est dire non sans culpabilité.
  • C’est exprimer un besoin sans vous effondrer ou attaquer.
  • C’est habiter votre colère — au lieu d’être habité par elle.

Et si ce n’était pas vous, le problème ?

  • Peut-être qu’on vous a fait croire que vous étiez « trop ». Trop intense. Trop réactif. Trop sensible.
  • Peut-être que vos émotions n’ont jamais eu leur place — ni enfant, ni aujourd’hui.
  • Peut-être que vous avez simplement besoin d’un espace où l’on ne vous demande pas de vous calmer. Où ce que vous ressentez peut enfin être entendu.

Cet espace existe.

Vous souhaitez en parler ?

Je suis Geneviève Baradelle, Gestalt-thérapeute à Lyon 3e. J’accompagne les personnes qui vivent avec une colère qu’elles ne comprennent plus — et qui cherchent un lieu où elles n’auront pas à s’excuser de ressentir.

La première séance est une séance d’orientation. Une heure pour faire connaissance, explorer ce qui vous amène, et sentir si cet espace peut être le vôtre.


Lire les commentaires (0)

Soyez le premier à réagir

Ne sera pas publié

Envoyé !

Derniers articles

Comment la Gestalt aide à accueillir l’émotion sans s’y perdre ?

15 Jan 2026

Quand la colère déborde

Un mot de trop. Un regard. Une porte qui claque. Et soudain, c’est là.
La colère monte — brûlante, violente, impossible à contenir. ...

Quel psy choisir ?

24 Déc 2025

Guide pour trouver le psy qui vous convient 

Le premier pas est déjà immense
Vous y pensez depuis un moment. Peut-être depuis longtemps.
Et puis un jour, qu...

Qu'est-ce que la Gestalt-thérapie ? Histoire, fondements et singularité d'une approche vivante

19 Déc 2025

Une thérapie née de la rencontre
La Gestalt-thérapie naît dans les années 50, aux États-Unis, de la rencontre de trois esprits singuliers.
Fritz Perls, psy...

Catégories

Création et référencement du site par Simplébo Simplébo   |   Site partenaire de Medoucine

Connexion